La Parole au service de l'Action Sociale
Rubrique : Formations
La voix du Nord - Ils étaient une bonne centaine à investir la place de la République, hier après-midi, ... pour protester contre ce que certains appellent « la marchandisation de la santé ». Les manifestants mettaient en cause une dégradation de la grille des salaires, des gratifications, et un fonctionnement au mérite. « Nous sommes ici pour protéger nos conventions, alors que l’on veut rendre le social rentable », s’indigne Joël Kunaj, éducateur à l’Action éducative en milieu ouvert (AEMO) à Arras et représentant syndical SUD. « On devient de simples exécutants, avec des objectifs à tenir. On a l’impression de faire du flicage, plus que de suivre les familles, donc il y a forcément une baisse dans la qualité du service. » Parmi les manifestants, de nombreux étudiants, inquiets pour leur avenir proche. « Les gratifications de stage vont être supprimées, s’indigne Mélissa Cheradame, étudiante en DUT carrières sociales option éducateur spécialisé à l’IUT de Tourcoing. Or, pour nous qui devons effectuer trois stages en trois ans pour valider notre diplôme, sans rémunération, certains ne s’en sortent pas. La moitié de la promotion ne vient pas de la région et a des frais de logement. » D’autres estiment qu’ils ne sont pas pris au sérieux : « Le social ne fait peut-être pas de profit, mais il est indispensable. » Les Dernières Nouvelles D’alsace - Les étudiants de l’ISSM (formation au travail social) et du CFEJE (éducateurs de petits enfants) ont organisé un sit-in place de la Réunion hier midi, pour protester contre la remise en cause de leurs gratifications en stages. Quelque 80 manifestants ont avancé masqués hier à la mi-journée dans le centre historique de la ville. Les étudiants venaient de l’Institut supérieur social de Mulhouse (ISSM) et du CFEJE (Centre de formation des éducateurs de petits enfants). « Nous sommes masqués parce que nous avons l’impression que pour les autorités, nous sommes des fantômes, nous n’existons pas », explique un manifestant. Il est vrai que les étudiants ne dérangent pas le voisinage. En matinée, ils ont été en cours et après ...
E.Ch. (*) La proposition de loi des sénateurs vise à suspendre pendant 30 mois la gratification des stages.