La Parole au service de l'Action Sociale
Rubrique : Ils ont dit sur...
A l’occasion de cette réunion, la Commission européenne a invité les participants à répondre à des questions clefs sur les défis actuels des services sociaux en temps de crise. Les questions de la Commission portent sur les types de services sociaux qui seraient les plus essentiels pour l’inclusion sociale. Les organisations ont été invitées à fournir la preuve de lacunes dans la prestation des services sociaux, ainsi que réfléchir à ce qui permettrait aux services sociaux de devenir plus efficaces avec un même niveau de dépenses ou des réductions de dépenses, sans effets négatifs.
En tant que réseaux de lutte contre la pauvreté, Dynamo International et ses partenaires ne peuvent accepter pleinement ces questions, et ils s’interrogent sur le but ultime de la Commission.Notamment, ils craignent que l’objectif de consulter les associations de terrain soit de valider l’anticipation de la diminution des moyens alloués aux services sociaux au sens large mais aussi de recenser les services qui seraient les plus utiles ou importants. Or, ces deux situations choquent par rapport aux réalités du terrain, réalités des services d’une part et réalités des personnes en pauvreté d’autre part.
En outre, il apparaît comme totalement irréaliste de faire mieux avec moins. La précarisation des structures d’aide sociale et des personnes maintient aujourd’hui les populations dans une situation de pauvreté durable. Il s’agit malheureusement du résultat d’orientations politiques qui, loin de combattre vigoureusement la pauvreté, se contentent d’en organiser la gestion. En l’occurrence, les secteurs de l’aide sociale ont un besoin criant de refinancement. De même, il est nécessaire que les allocations de remplacement dans leur diversité s’élèvent au minimum au-dessus du seuil de pauvreté. Ce sont là deux conditions nécessaires pour lutter contre la pauvreté. • Pour lire le document de Dynamo Source : travail-de-rue / 14.06.12