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Les Centres de Formation Soutiennent les Etudiants

Rubrique : Formations

Les formateurs et salariés du campus social d’Angers ont adressé une lettre ouverte, mercredi 18 juin, au ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, Xavier Bertrand et aux élus des collectivités locales et territoriales des Pays-de-la-Loire ainsi qu’aux responsables des institutions sanitaires et sociales, pour leur rappeler les questions qui restent posées dans le cadre de la gratification des stages.

A la suite du décret du 31 janvier 2008, "nos formations en travail social sont menacées", y affirment les personnels de l’Ecole normale sociale de l’Ouest (ENSO), de l’Institut de formation et d’insertion sociale (Iforis) d’Angers et de l’Institut de formation, de recherche et d’animation des métiers éducatifs et sociaux (Iframes).

Désormais obligatoire dans le secteur privé pour les stages de plus de trois mois, la gratification réduit en effet "considérablement les offres de stage proposés aux étudiants", selon les signataires, qui jugent que les financements octroyés ne permettent pas aux structures d’accueil des stagiaires de supporter ce surcoût.

Et les salariés d’interpeller les responsables politiques et du secteur avec une série de questions sur l’avenir du travail social. Qui va prendre en charge financièrement cette gratification ? Quelles politiques de prévention sociale se profilent pour demain ? Comment ignorer la nécessaire professionnalisation de notre secteur ? La protection sociale ne doit-elle pas être la même sur l’ensemble du pays ?

"Nous, salariés des centres de formation du campus angevin, ne pouvons imaginer qu’il y ait une inéquité d’une région à l’autre, d’un département à l’autre, ou d’une commune à l’autre", s’insurgent-ils encore, en défendant une "égalité des chances" au sens de la loi du 31 mars 2006, applicable partout pour toutes les victimes de handicap et/ou de difficultés sociales et familiales de tous ordres. "Les orientations de ce décret risquent d’entraîner la disparition des travailleurs sociaux, dont la formation s’appuie en grande partie sur les expériences de stages", poursuivent-ils, et ce, alors même que ces formations viennent d’être réformées et adaptées aux besoins sociaux actuels.

"Nous attendons des réponses concrètes en direction des instituts de formation, des lieux de stages et des étudiants, ce qui permettra à ces futurs étudiants de poursuivre des formations en alternance et de contribuer à la cohésion sociale", concluent les salariés de l’ENSO, de l’Iforis et de l’Iframes.

Source : Ash